« Les micros HF apportent de la présence dans les dialogues. Mais le son ambiant, l’air, les mouvements des acteurs, sont capturés par le microphone de perche. »

Guillaume Sciama est un des ingénieurs du son les plus renommés du cinéma français et européen.

Whispers and booms

Guillaume Sciama et le monde du son au cinéma

Un film d’Alain Le Kim

Il maîtrise son travail extrêmement difficile avec le plus grand professionnalisme. Un monde tout autre que celui des studios d’enregistrement de musique et des concerts de rock. Les méthode de travail sont extrêmement différentes. Bien que ce soient aussi des microphones, des préamplificateurs et des enregistreurs, les outils ne sont pas du tout les mêmes. Guillaume explique à Soundstrips comment il procède. « Avec l’enregistrement multipiste, on accède aux pistes séparément pendant le montage et le mix, ce qui permet des corrections sur chaque piste en cours de post-production, en cas de problèmes de phase ou d’égalisation indispensable. » Guillaume a derrière lui une longue expérience des tournages de long métrages.Il a enregistré, entre autre, les sons sur Indochine, de Régis Wargnier, tourné au Viêtnam dans les années 90, sur La Reine Margot, de Patrice Chéreau, sur La Pianiste de Michael Hanecke, sur La Science des Rêves de Michel Gondry. Guillaume doit savoir capter la plus subtile nuance de dialogue, le son de la pluie dans un espace tropical, le bruit des rues de Paris, ou simplement l’atmosphère sonore d’une pièce dans laquelle une scène est tournée. Les microphones doivent être discrets et agiles. Sans parler de l’impérative mobilité du matériel. La gestion des batteries devient capitale et demande la plus grande discipline. « Si nous sommes dans une situation où l’on ne peut pas recharger les batteries pendant la nuit, je reste en mesure de fonctionner le lendemain, car je dispose d’une réserve. »

Guillaume est prêt à toutes les situations. Avant un tournage, il vérifie méticuleusement chaque élément de son équipement, rangé dans des valises hermétiques et très résistantes. Il emporte tout, depuis un système de microphones surround très délicat, jusqu’au fer à souder à gaz et à la paire de ciseaux spéciaux. Sur sa roulante, fabriquée sur mesure, qui inclut tout son ensemble d’enregistrement et de prise de son. Il embarque toujours une trousse à outils « L’assistant opérateur me l’emprunte très souvent, c’est un travail où la solidarité joue à fond. » La tâche de l’ingénieur du son consiste avant tout à réfléchir à tous les sons dont le monteur audio aura besoin pour reconstituer la réalité. Une mission très délicate. Le contact avec le réalisateur et avec les acteurs s’avère essentiel à la réussite d’une bande-son. Parfois Guillaume doit imposer le retournage d’une scène, parce qu’il a perçu un bruit gênant que le reste de l’équipe n’a pas remarqué. Avec lui, Soundstrips vous fait entrer dans le monde du son au cinéma.

booms DVD / 104′ / bientôt disponible : 29 €


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